Quand la NUPES, plus vraie que nature, crache sur la douleur d’un vieil homme — Espace détente, poésie, judaïsme et lutte contre la désinformation

Après deux jours passés dans le cadre prestigieux de notre Assemblée nationale, la nouvelle NUPES se révèle telle qu’en elle-même : cruelle, manipulatrice, malotrue, éructante et débraillée, menteuse et prête à toutes les bassesses pour raccommoder un cordon sanitaire usé jusqu’au dernier fil. Les images se succèdent et se ressemblent. Ce 29 juin, le jeune […]

Quand la NUPES, plus vraie que nature, crache sur la douleur d’un vieil homme — Espace détente, poésie, judaïsme et lutte contre la désinformation

Herman Koch – Jours de Finlande – Roman autobiographique traduit du néerlandais – Editions Belfond

Les bouleaux et le boulot ( si je puis dire ): Herman a dix neuf ans, vit en Hollande avec ce qui lui reste de famille, c’est à dire son père, et il veut réaliser ce qu’il sait être sa vocation, écrivain.

Plutôt que de commencer des études universitaires, ce que voudrait son père, il décide de partir en Finlande pour y travailler dans une ferme, en plein hiver, sans connaitre la langue, réputée difficile. L’accueil est fort chaleureux et hospitalier, et on lui montre ce qu’il va faire, partager les travaux des hommes de la famille. Il s’agit de partir sur un tracteur difficile à manier dans une épaisseur de neige qu’il n’imaginait pas, et de couper des troncs, des branches, avec toutes sortes d’instruments dangereux. Chacun son secteur, éloigné des autres, et en cas d’accident … mieux vaut éviter les accidents, car il sera seul, livré à lui-même. Il voit d’ailleurs les résultats sur les travailleurs de la ferme : certains ont des doigts, un bras, un oeil en moins, ou encore des blessures sur le corps car la scie dérape.

Cette vie lui plait, et il parvient à éviter les accidents graves. Il participe à la vie du village avec les autres jeunes, part en week-end de ski, et fait la connaissance d’une jeune fille, Anna. Dans cette ambiance hors du temps, elle lui offre un livre, Anna Karénine.

Vis à vis de son père, il gagne du temps en lui disant qu’il pourra l’inscrire en faculté pour des études de russe.

Son récit commence ainsi :

Cela se passait vers 1973 et il retourne en Finlande, devenu écrivain, dans les années 2020, pour retrouver son éditeur et traducteur qui lui a organisé des rencontres, des séances de signatures. Les mots finnois lui reviennent en mémoire, les lieux aussi, même si il connait surtout l’atmosphère des chambres d’hôtel, qu’il décrit avec beaucoup d’humour.

Solitaire, il pense à ces années de jeunesse qui furent difficiles. Il décide ce séjour en Finlande pour mettre une distance avec des souvenirs douloureux, car à l’époque de son départ, il venait de perdre sa mère, douloureusement pour tous les deux, elle, d’une grave maladie, et de chagrin, qu’il partageait. Son père avait rencontré une autre femme, une veuve, et il ne passait plus que quelques soirées et nuits avec sa femme et son fils, installé de plus en plus chez l’autre femme.

Un jour qu’Herman et sa mère se promenaient en ville, ils l’avaient rencontrée, et il avait vu combien sa mère avait été éprouvée par la vue de cette femme très menue, élégante. Lui-même s’était mis à boire, même devant ses parents.

Retour de Finlande, il va passer des vacances à Baltimore chez sa soeur, il parcourt l’Europe, surtout en stop, avec des jeunes filles, et à Barcelone, il rencontre A. sa femme espagnole.

Un récit doucement envoûtant qui raconte des années d’adolescence et d’apprentissage, une quête aboutissant à ce qu’on nomme une résilience, avec le dépaysement total des moments de vie en Finlande vers laquelle il est allé d’instinct afin de s’y réfugier, jeune homme privé de sa mère;

Une note de plus dans la tendresse : et si Anna la jeune fille finlandaise venait à sa rencontre, s’il pouvait la retrouver, car son livre est aussi un appel. Il est dédié ainsi :  » Pour A., où que tu sois « .

Herman Koch- Jours de Finlande – Roman traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin – Editions Belfond – 272 pages – 21 Euros -numérique 13, 99 Euros

Beau livre utile : Dictons et proverbes des jardins – par Daniel Brugès, auteur et illustrateur – De Borée Editions

Daniel Brugès fait la cueillette des dictons et proverbes qui, au fil des années, ont contribué au bonheur et à la science des jardiniers soucieux d’obtenir les plus belles récoltes possible.

La sagesse populaire peut être un bon guide : où, quand, semer, planter, à quel moment récolter ?

Voici des exemples tout au long des saisons :

Les fleurs, les petits fruits l’inspirent, de même que les radis ou les navets qu’on est bien content de trouver à certaines époques de l’année.

C’est la saison des fraises, des cerises qui peuvent être aussi abondantes que les prunes et les poires, les pommes : le bon jardinier partage – et reçoit des pots de confiture ou des gâteaux maison !

On n’oublie pas que : « Ciel rouge au couchant – les jardiniers sont contents « 

 » La menthe lave de tout mal « 

Attention au persil, souvent associé à la mort ( ? ) – et merci au cerfeuil qui peut guérir un oeil en infusion – la camomille aussi.

 » Le jour de Sainte Madeleine, 22 juillet, noisette bien pleine, figue mûre, raisin coloré et blé refermé « 

Et comme l’écrit Michel de Montaigne :  » Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs « 

Voici les caractéristiques du beau livre, de l’auteur artiste et de ses autres livres aux Editions de Borée :

Livre relié, à la fois raffiné et pratique, format à l’italienne

Selon la formule : à offrir et à s’offrir pour faire plaisir à coup sûr