C’est dimanche ! En douce mémoire du Saint Père Benoit XVI

En septembre 2008, le Pape Benoit XVI effectua un beau voyage à Paris et Lourdes.

Il fut reçu à l’Institut de France, dont il était membre, par plus de 200 académiciens.

La messe au Champ-de-Mars résonna dans tout Paris. ( J’y étais, quel souvenir )

Il donna une conférence « Foi et raison  » au Collège des Bernardins, introduit par le Cardinal Monseigneur André Vingt-Trois. A suivre sur KTO – Youtube. Un grand moment.

Quelques paroles du Pape francophile et francophone qui nous laisse tant d’écrits essentiels :

Toshikazu Kawaguchi – Tant que le café est encore chaud – Roman traduit du japonais par Miyako Slocombe – Editions Albin Michel

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Il faut vraiment trouver le chemin du minuscule café dénommé « Funiculi funicula « , car il se situe dans une toute petite rue de Tokyo, n’est signalé que par une pancarte, et de plus, il se cache dans un sous-sol. Il a été construit en 1874, quatorze ans avant qu’apparaissent les premiers cafés à l’occidentale au Japon et c’est ainsi que pendant l’ère Edo, les Japonais ont découvert le café, amer selon leur goût.

A l’origine, il était éclairé avec des lampes à pétrole, puis l’électricité est intervenue, mais toujours dans une atmosphère  » sépia ». Une des étrangetés est que dans ce sous-sol sans climatisation, il devrait régner une chaleur étouffante lors des étés souvent lourds et humides de Tokyo, mais il n’en est rien, et des ventilateurs à grandes pales tournantes suffisent pour l’aérer.

Peu de tables, peu de personnel, quelques consommateurs. Lorsque Fumiko est entrée dans ce café, elle a été étonnée de voir une dame en blanc, buvant une tasse de café à une petite table. On dirait un fantôme. C’est un fantôme.

Elle était surtout préoccupée de savoir ce que pourrait lui dire le jeune homme dont elle est tombée amoureuse, elle, la  » working-girl  » habillée en conséquence de tailleurs sobres pour confirmer son sérieux dans le travail. Mais précisément, huit jours auparavant, elle avait choisi une jolie robe rose.

Ce que lui a annoncé le jeune homme ? Son départ pour New-York, alors qu’elle attendait des fiançailles, une demande en mariage. Et son immense regret est de ne pas avoir eu la bonne réaction.

On lui a parlé de ce café où se passent des choses mystérieuses. On peut, dit-on, revenir un arrière en respectant un ensemble de règles sinon les conséquences sont terribles.

C’est pourquoi Fumiko revient seule et demande aux serveuses du petit café ce qu’elle doit faire pour revivre sa dernière rencontre avec le jeune homme.

Il faut que la dame en blanc s’absente, et pendant ce court temps, elle doit prendre une tasse de café qui ne doit pas refroidir pendant que la scène se rejoue. De toutes façons, le présent ne sera pas modifié.

Fumiko choisit le risque.

Dans cette atmosphère de mystère, d’étrangeté légèrement inquiétante, en contraste le décor est fort précis, les personnages bien décrits, avec leur façon de s’habiller. Les dialogues enlevés sonnent vrai.

Ainsi se déroule l’histoire de Fumiko, et après elle, trois autres histoires très différentes, émouvantes.

C’est un des livres que j’ai préférés au cours de l’année 2022 pour son extraordinaire pouvoir d’évasion.

Il a conquis de très nombreux lecteurs, vient d’être édité au Livre de Poche, et…. il existe une suite !

On aimerait que ce café existe ailleurs. Pourquoi pas ?