Le lapin de velours – un grand conte classique par Margery Williams -Illustrations de Sarah Massini – Le Père Castor

Un beau conte empreint de sensibilité  qui pourrait être d’Andersen, sauf la fin, réconfortante pour  les petits et les grands.

 » Il était une fois un lapin de velours, tout neuf et vraiment splendide. Il avait le ventre bien rond, comme doit l’avoir un lapin. Son pelage était à pois bruns, ses oreilles doublées de satin rose, et il avait de vraies moustaches en gros fil.

Au matin de Noël, calé dans la chaussette aux cadeaux, il faisait plaisir à voir « .

Il y avait d’autres  cadeaux dans la ( grande ) chaussette, un petit train, une souris mécanique, des bonnes choses à grignoter ( mais pas par le lapin jouet ).

Puis les oncles et tantes arrivèrent, avec des surprises pour l’enfant très gentil, qui finit par oublier le lapin.

Il attend dans la chambre du petit garçon avec les jouets, comme le cheval de bois un peu usé, plein de sagesse. Un jour Nounou décide de ranger et met tout le monde sur une planche. Le cheval en bois explique au lapin que le jour où un enfant aime son jouet très fort, le jouet devient vrai. Evidemment l’enfant se demande ce que  cela veut dire, devenir vrai, oui, vrai, même tout usé, avec une oreille ou un oeil en moins !

Un autre jour, Nounou s’aperçoit que l’enfant n’a plus le  chien de porcelaine qui dort avec lui. Vite, elle prend sur la planche le premier jouet qui se présente, et c’est le lapin tout en velours. Il regrette de quitter son ami le cheval en bois, mais bientôt apprécie de dormir tout près de  l’enfant qui joue aussi à faire des terriers avec les draps du lit.  Tous les deux s’amusent beaucoup. Ils vont ensemble  dans le jardin, et ils voient de vrais lapins qui bougent vraiment, qui peuvent sauter sur leurs longues pattes, et le lapin de velours est très étonné.

Il se rend compte aussi qu’il s’use peu à peu, que le bout de son nez rose a pâli à force de recevoir des baisers, mais il est si heureux avec son ami !

Puis le petit garçon tombe malade. Il a beaucoup de température, et devient très rouge  car il a la scarlatine. Cela dure plusieurs jours, et le lapin le réconforte, bien près de lui.

Heureusement il guérit, mais les grandes personnes prennent une terrible décision :  il faut brûler tout ce qui était dans la chambre. Ils mettent les jouets dans un grand sac qu’ils portent dans le jardin …
Le Lapin en peluche a  compris, et il verse une larme, une vraie larme …    Une fée passe, et elle est si touchée qu’elle transforme le lapin de velours en vrai lapin vivant … il peut rejoindre les  lapins du jardin  et gambader avec eux !

Evidemment, les grandes personnes ne doivent absolument pas dévoiler la fin de l’histoire, car il est préférable que  l’enfant puisse parcourir toute la gamme des sentiments. Il peut se rendre compte de la douleur que ressent un doudou quand  il est abandonné, donc, que dire  lorsqu’il s’agit d’un animal vivant ! Il comprend  aussi la force de l’amour et des rêves. Oui, dans la vraie vie, ils peuvent produire des miracles !

( Comme l’amitié, le sens de l’entr’aide : c’est pourquoi je propose que tous les animaux deviennent  vrais, en particulier le cheval de bois, qui est si gentil. Et ils pourront se retrouver dans les bois, les champs, jouant tous ensemble, heureux, en paix après tant d’émotions ! ) .

Un livre merveilleux, tendre, émouvant, qui contribue à la légende du doudou  cher aux  petits !

Voici donc la version intégrale d’un grand classique de la littérature anglaise  enfantine, The Velveteen Rabbit, publié en 1922. Son auteure anglo-américaine est Margery Williams ( 1881-1944 ). Sa délicate illustratrice, Sarah Massini vit au Royaume-Uni.

Le lapin de velours – par Margery Williams – Illustrations par Sarah Massini  – Texte français de Rose-Marie Vassallo –  Album Père Castor – Format cartonné 24 x 27 cm – 64 pages – 16, 50 Euros – ( Dès 4  ans )

( Tous droits réservés, etc – Copyright )

 

 

 

 

Ours et lapin – Un intrus dans la vallée – Texte de Julian Gough – Illustrations de Jim Field – Père Castor – Un vrai roman – dès 7 ans

 

  » Ourse et Lapin – un intrus dans la vallée    » peut être lu seul dès 7 ans – et, en lecture aux enfants, avec beaucoup de plaisir, dès 2/4  ans.

Il faut souligner sa parfaite présentation sous forme d’un  » vrai  » livre cartonné, façon reliure, en petit format maniable, le début d’une bibliothèque de  « grand « .  Les tons sont ceux de la nature, en vert et  brun, et, vrai raffinement, les pages de garde révèlent tout un tapis de perce-neige  !

 

Quand l’hiver prend fin, Lapin sort de la caverne de son amie Ourse, où il était bien au chaud, en sécurité. Il sort au grand air, et au soleil. D’ailleurs les bonshommes de neige ont fondu. Mais quand il descend dans son terrier, il se rend compte que le ménage doit être fait, et … une invitée y est cachée, la Tortue qui peine à se réveiller. A chaque fois qu’elle se rendort et se réveille,  elle croit qu’une autre année est passée !

Mais un bruit gêne les grandes oreilles de Lapin. Il sursaute, et le localise rapidement.  En haut de l’arbre, un oiseau tape dans l’écorce, et des petits morceaux tombent sur Lapin et Ourse qui est venue voir ce qui se passe.

Pivert fait ce qu’il doit faire au printemps : il creuse son nid grâce à son bec acéré. Ourse décide d’aller voir car elle grimpe très bien, et là-haut, elle s’assied, regarde le beau paysage, puis appelle Lapin pour qu’il vienne admirer  aussi. Pivert est extrêmement accueillant  et aimable, mais personne ne peut faire le travail à sa place. Personne n’a un bec aussi dur.

Ourse comprend que la situation ne peut être changée, et toujours très gentiment, elle raisonne Lapin afin qu’il prenne les choses du bon côté ! D’ailleurs, il ne demande pas mieux.

Et voilà la forêt qui s’anime  … Taupe, Mulot, Biche, se joignent aux trois nouveaux amis !

Entre humour et sagesse, une histoire animée de dialogues fort amusants  qui incite à l’ouverture aux autres.

Julien Gough, d’origine londonienne, vit actuellement à Berlin.

Jim Feld  se trouve à Paris.

( Il existe d’autres aventures d’Ourse et Lapin )

Texte de Julien Gough – Illustrations de Jim Feld – Traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo – Père Castor – Format cartonné  13 x 18 cm – 112 pages – 10,50 Euros – ( Dès 7 ans )

Tous droits réservés, etc – copyright