Pia Moustaki – Fille de métèque – Récit – Editions Plon ( avec Colette Ollivier – Chantrel )

 

A l’occasion de la signature organisée par la librairie La Droguerie de Marine un samedi gris de novembre.

Pia Moustaki, fille de Georges  le Méditerranéen et  de  Yanick la Bretonne, met de la couleur et de l’énergie, beaucoup de tendresse aussi dans ce récit où elle remonte aux sources de sa famille. Elle évoque sa grand-mère maternelle, sa  » mam goz « , mandataire aux Halles où elle vendait des légumes bretons, femme forte aux yeux bleus, sa mère Yanick, maintenant disparue, ses tantes Janick et Armelle dont elle est très proche.

Ses grand-parents paternels grecs originaires de Corfou tenaient à Alexandrie ( Egypte ) une librairie renommée  » La Cité du Livre  » – et c’est dans cette ville que Giuseppe – Joseph. .. Jo est né en 1934.

Devenu Georges, par admiration envers Georges Brassens, son ami, il rencontra Yannick  à Paris. Artiste, poète, elle tenait un petit magasin à Saint-Germain des Prés où elle vendait les bijoux fantaisie et les vêtements qu’elle réalisait. Elle apprit à sa fille Pia la couture, quand celle-ci  a délaissé le lycée à Paris, pour suivre la voie artistique et bohême de ses parents.

On lit donc beaucoup d’anecdotes sur ses rencontres, ses aventures, ses choix de vie. Ils pratiquent ensemble le naturisme, par exemple.

Elle est touchante par sa fidélité à ses parents. Elle accompagna en effet sa mère lors de ses dernières années assombries par la maladie d’Alzheimer, en animant des après-midis joyeux dans la maison de retraite de Notre-Dame des Chênes en Bretagne. Quant à son père, il lui dédia des textes, et refusa qu’elle devienne chanteuse, estimant qu’il y avait assez d’un artiste dans la famille ! Pourtant elle montre un vrai talent  lorsqu’elle interprète ses poèmes chantés. Actuellement, elle se consacre à la Galerie Georges Moustaki, à Paris, où elle a réuni les souvenirs de son père, ses guitares, son piano, les tableaux.

Cette rencontre-signature a eu beaucoup de succès !  Elle portait certainement les bijoux qu’elle a réalisés, et partage  avec son père le goût des couleurs joyeuses. ( Quand Georges Moustaki est venu à Saint-Malo pour un « Etonnants voyageurs  » il y a quelques années, il portait un magnifique costume en cuir turquoise. Au  » Café littéraire « , il attendait son tour de se rendre sur l’estrade, ce qu’il a fait en trois vives enjambées, pour reprendre ensuite  son image de chanteur nonchalant … )

 

 

Quelques aperçus de la librairie  » La Droguerie de Marine  » depuis le premier étage – sur  » la Droguerie d’en face  » consacrée à la littérature pour la jeunesse et aux BD :

Il existe bien une droguerie au rez-de-chaussée :

Quand le père et la fille chantent en duo :

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