Alan Massié – Printemps noir à Bordeaux – Roman policier traduit de l’anglais ( Ecosse ) – Editions de Fallois

 

 

 

 

Bordeaux – mars 1940 :

 » Marguerite, sa femme, disait à Lannes que l’affaire  Chambolley devenait pour lui une obsession. C’était inhabituel. En général, elle ne s’intéressait pas à son travail. Et pour tout dire, il préférait qu’il en fût ainsi. Mais elle n’avait pas tort de remarquer que cette affaire lui portait sur les nerfs, cela ne faisait aucun doute.

Ca avait commencé trois semaines auparavant, par un appel téléphonique  à cinq heures du matin. Il s’était réveillé en marmonnant, mais sans faire de bruit pour ne pas réveiller les enfants, et frissonnant devant sa porte dans un brouillard humide, il avait dû attendre la voiture de service, conduite par le jeune Rémi Martin, qui s’excusa de ce que le satané engin avait eu  du mal à démarrer.

 » Ainsi, il s’agit d’un cadavre « … 

 » Arrête-toi  à la gare. A cette heure-là, il doit y avoir un bistrot ouvert. On prendra un café « .

Le café avec un petit verre d’armagnac lui donna l’impression de redevenir humain « …

Le corps découvert, horriblement mutilé, est celui d’un malheureux homosexuel  ( tout se sait à Bordeaux ), ancien avocat, ami comme son frère libraire, du commissaire Lannes. Le commissaire a du métier, de l’expérience, et il ne se fie pas aux apparences, si bien qu’il ne croit pas au crime sexuel.

Il lui faudra beaucoup de petits cafés arrosés d’alcool, de réflexions, et d’interrogations, de pistes à suivre ou abandonner, pour parvenir à la découverte de la vérité.

De plus, il doit enquêter sur une affaire curieuse, une histoire de lettres anonymes adressées au comte de Grimaud,  doyen d’une ancienne famille de Bordeaux qui vit dans une maison étrange où le commissaire Lannes fait connaissance de personnes inquiétantes ou pittoresques. Néanmoins, il est touché par la jeune femme du comte de Grimaud, qui n’a pas été acceptée par les enfants des précédents mariages du comte.

D’ailleurs, dès  que le comte  fait une chute mortelle dans l’escalier, elle quitte cette maison pour retrouver sa boutique de tabac.

D’autres morts vont suivre, et le commissaire lui-même est visé par une balle qui le blesse à l’épaule. Il comprend – et on lui fait comprendre en haut lieu – qu’il ne doit pas compliquer l’enquête, et on l’encourage plutôt à la laisser tomber.

C’est que ces meurtres ont lieu pendant les dernières semaines de la  » drôle de guerre  » alors qu’à Bordeaux on guette avec angoisse les péripéties des combats qui semblent éloignés, mais rapidement la ville se trouve en zone occupée. Certains s’estiment protégés, du côté des  » forts  » qui ont le pouvoir et les relations. Pourtant,  malgré les mises en garde, le commissaire Lannes continue son enquête :  il le doit  à son ami, et il a un très fort sens de l’honneur.

Bien sûr, le commissaire Lannes évoque le commissaire Maigret, sa solidité, sa résistance aux pressions. Mais il a femme et enfants,  des jumeaux, Alain et Clotilde, tous les deux au lycée,  et Dominique, son aîné, parti au front, dont tous  attendent  les lettres et les nouvelles. On apprend qu’il a été blessé, puis fait prisonnier par les Allemands. Madame Lannes, au contraire de Madame Maigret, ne s’intéresse pas aux enquêtes de son mari, qui porte le poids de la déprime de sa femme, des inquiétudes de sa famille.

Allan Massié s’explique :

«  Un roman policier doit avoir un roman policier pour héros. Mon commissaire Jean Lannes doit quelque chose  à Maigret, à qui il ressemble par son honnêteté, son humanité, et par la conscience qu’il a que la Loi et la Justice ne sont pas toujours synonymes « .

Pourquoi Bordeaux, pourquoi ces années-là  ?

Il a déjà consacré une étude historique à cette époque, et comme il lui  restait beaucoup à explorer et à dire, il a choisi la forme du roman :

 » La première réponse, et la plus simple est qu’il me fallait une ville qui se trouvât en zone occupée, et qui ne fût pas Paris. La deuxième est que Bordeaux me paraissait une ville dotée d’un sens certain de sa propre identité, et dont les habitants observent une certaine réserve. La troisième, c’est que j’ai lu avec  admiration un certain nombre de romans  de  François Mauriac « .

Il cite en particulier   » Le Noeud de vipères  » à propos de la famille du comte de Grimaud. Ses références littéraires françaises sont multiples, comme autant d’hommages à Balzac, Chateaubriand, André Gide, Alain-Fournier, Alexandre Dumas dont Lannes admire et relit  » Le Vicomte de Bragelonne « …

On pourrait ajouter Georges Bernanos pour sa réflexion dans  » Un mauvais rêve  » qui peut s’appliquer à cette époque et est si souvent d’actualité  :

 » Nous étions des pions entre leurs mains et nous ne le savions pas « .

La librairie d’Henri, frère du défunt Gaston Chambolley, devient un lieu de rencontres entre un jeune Allemand cultivé et un jeune homme juif, déjà en danger …  Le commissaire  Lannes s’aperçoit que sa  fille a une attirance pour  un soldat Allemand, logé dans le même  immeuble, et il la met en garde. Bien sûr, on évoque Vercors et son  » Silence de la mer  « …

On se promène beaucoup dans Bordeaux, car le commissaire Lannes  choisit souvent d’ interroger ses suspects dans des restaurants ou cafés, pour moins de formalisme apparent et aussi parce qu’on y voit des gens qu’il observe.

Il doit se rendre à Vichy pour des démarches et c’est l’occasion d’un véritable reportage, passionnant, dans cette ville d’eaux, hôte involontaire d’un gouvernement de passage …

 » Printemps noir à Bordeaux « est le premier tome  d’une série de quatre :   » le Quatuor de Bordeaux  » qu’on attend en France, déjà publiée dans les pays anglo-saxons.

C’est une incitation à lire et relire les romans splendides d’Allan Massié, qui sait raconter de vraies histoires avec érudition et humour.

Allan Massié – Printemps noir à Bordeaux – Roman policier traduit de l’anglais ( Ecosse ) par Christophe Mercier – Editions de Fallois – 383 pages – 22 Euros

 

 

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Amanda Hodgkinson – Rose et ses soeurs – Roman traduit de l’anglais ( GB ) – Editions Belfond

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La rivière tantôt sage tantôt violente apaise ou bouleverse les générations de femmes  qui sont nées, ont vécu près d’elle, s’y baignent, s’y                rafraîchissent pour y retrouver l’énergie, une pureté. Quelquefois elles s’en éloignent pour mieux la retrouver.  La rivière partage leurs mystères. Elle est un personnage de ce roman subtil,  parfois cruel, étonnant, très élaboré.

Rose  élève ses deux jeunes soeurs, Vivian et Nellie, dans leur petite maison du Suffolk, en pleine campagne. Elle lutte contre la pauvreté, essaie de donner à ses soeurs l’abri le plus confortable possible pour elles trois, les orphelines, qu’elle veut  constituer en clan soudé.

Dès le premier chapitre, les événements se bousculent et la situation se dramatise. Rose meurt de tuberculose, faisant promettre à ses soeurs de demeurer ensemble. Mais une crue envahit leur fragile refuge, et la maison est dramatiquement abîmée par  l’inondation.  Puis fait irruption dans leurs vies et leurs coeurs,  un homme séduisant en errance qui travaille ici ou là.

Tout à coup la digne et tranquille campagne anglaise du Suffolk prend les tonalités passionnelles de  » Lady Chatterley » !  La tendresse entre Vivian et Nellie ne résiste pas  aux rivalités des désirs. Pourtant les liens ne seront jamais totalement rompus.

D’une génération de femmes à une autre, à leur insu, en temps de paix  ou de guerre, tandis qu’évolue la condition féminine en Angleterre et ailleurs,   les situations se répètent comme si un mécanisme familial rejouait la petite chanson de la séduction et de l’abandon.  Mais elles parviennent à construire leurs destins.

Les secrets se révèlent – presque tous – et à la fin du livre, on se prend à dire : mais comment n’y ai-je pas pensé plus tôt !

Peut-être, vous, déchiffrerez-vous l’énigme – une des énigmes – dès le début ?

Amanda Hodgkinson  est née et a vécu en Angleterre, Somerset, Essex,   puis s’est installée en France dans le Gers. Elle est chroniqueuse pour La Dépêche du Midi. Son premier roman, 22 Britannia Road, maintenant en poche, Pocket, 2013, est aussi un succès.

Collection des Grands Romans de Belfond littérature étrangère – qui  publie par exemple dans son catalogue très riche :  Haruki Murakani, Anita Brookner, Douglas Kennedy, Colum McCann…

Amanda Hodgkinson- Rose et ses soeurs – Roman traduit de l’anglais ( Grande-Bretagne ) par Marieke Merand-Surtel – Editions Belfond – 360 pages – 21 Euros

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William Nicholson – Quand vient le temps d’aimer – Roman trad. de l’anglais – Editions de Fallois ( un  » comfort novel « )

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Familles

William Nicholson raconte avec habileté, finesse et délicatesse un passionnant chassé-croisé amoureux  sur la route des vacances, juste avant les rencontres de Noël en famille, au moment des bilans personnels plus ou moins volontaires.

Les intrigues sentimentales se nouent ou se dénouent, les personnalités s’affirment, et ça va vite, durant sept jours en décembre 2008, malgré la neige qui ralentit les déplacements dans cette belle campagne au Sud-Est de l’Angleterre.

Le milieu est celui de la bourgeoisie aisée, raffinée, cultivée – qui a droit aussi à son romanesque, affirme William Nicholson, rappelant George Eliot :

jpeg_0004citation mise en exergue de son précédent roman L’intensité secrète de la vie quotidienne. D’ailleurs, on retrouve certains personnages, la famille de Laura, Henry, Jack et Carrie.

Au début du roman, Laura et Belinda déjeunent ensemble. So chic. Pourtant Belinda fait part à son amie de son inquiétude devant le temps qui passe, sa fierté de mère, certes aimante, mais confrontée à la beauté  et à la désinvolture de sa fille Chloé :

 » De toutes les mères de famille d’Underhill, à l’époque lointaine de l’école primaire, Belinda Redknapp était celle qui  avait le moins de chances d’être son amie, mais Laura a toujours été vaguement en admiration devant elle. Dans son jean Donna Karan et ses hauts en cachemire, en quémandant l’admiration des autres sans aucune honte, naïvement enchantée des compliments qu’elle reçoit, Belinda incarne la version brute de toutes ces femmes : ces mères  de famille qui prétendent ne plus faire attention, qui se disent trop occupées, mariées depuis trop longtemps, trop adultes pour se regarder dans la glace. Lorsque Jack et Carrie, les enfants de Laura, étaient petits, Belinda était surnommée  » la maman jaune  »  à cause de ses cheveux blonds et encore plus à cause de ses jolies tenues …  Mais qui rit aujourd’hui ? Il y a quelque chose de courageux, de magnifique même, dans son refus de capituler  face à la marche du temps.

A l’origine de cette crise, le retour  imminent de Chloé, sa fille.

 » J’adore Chloé, dit Belinda en se servant un troisième verre de Pinot Grigio. Mais c’est tellement moi au même  âge. Beaucoup plus jolie « …

Chloé a dix- neuf ans. Laura pense à sa fille Carrie qui vient de fêter ses dix-sept ans et qui traverse une période difficile. Quoi qu’on lui dise, Carrie ne le prend jamais du bon côté.  Si on lui dit qu’elle est jolie, elle répond :   » Oublie, tu veux « .

Belinda va connaître d’autres préoccupations. Il y aura une scène  orageuse dans la magnifique cuisine quand elle découvre que son mari, en qui elle avait confiance, entretient une liaison avec  Meg, jeune femme responsable du marketing dans la clinique qu’il dirige. Meg se révèle une femme autonome, discrète, sympathique.

Chloé, généreusement, donne des cours de séduction à  une amie qui n’est pas assez sûre d’elle…

Le romancier, dont on apprécie l’agréable, et confortable, humour bienveillant, se révèle un parfait connaisseur de certaines préoccupations féminines – des hommes aussi. Ses dialogues sonnent vrai, alternent avec des descriptions fort évocatrices, et on en redemande !

Un  » comfort novel  » comme il existe une  » comfort food « .

Quand ce roman est terminé, avec regret, quand toutes les pages sont tournées… on continue en reprenant le roman d’avant, L’intensité secrète de la vie quotidienne  ( qui contient une très intéressante postface en forme de biographie de William Nicholson par Anne Hervouët, la traductrice).

Il se situe dans la tradition des beaux romans anglais, les sagas que l’on aime.

William Nicholson –  Quand vient le temps d’aimer – Roman traduit de l’anglais  par Anne Hervouët – Editions de Fallois –  336 pages – 22 Euros – ( avec une Note de l’auteur en fin de volume )

Et :

William Nicholson –  L’intensité secrète de la vie quotidienne – Roman traduit de l’anglais par Anne Hervouët – Postface par Anne Hervouët – Editions de Fallois  (  février 2013 ) – 415 pages – 22 Euros

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jpeg_0002 » All the Hopeful Lovers  » – suivant  » The secret Intensity of Everyday Life  »

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Lee Langley – Une ombre japonaise – Editions Fleuve Noir ( suite romanesque, réussie, à « Madame Butterfly » )

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Japon, Etats-Unis

Une suite  romanesque à  « Madame Butterfly« , pourquoi pas ? D’autant qu’elle est extrêmement réussie, plausible, et réserve des surprises. L’opéra de Giaccomo Puccini émeut toujours, mais avec le roman, le moment très fort est différé jusqu à la fin. J’appelle cela  » un coup de génie « !

Habituellement, je ne suis pas du  tout intéressée par les  » suites  » contemporaines aux romans célèbres… » Autant en emporte le vent « ,  » Les Misérables « , etc. Ici, avec cette délicate interprétation, c’est différent.

Une vraie perle, à découvrir.

D’ailleurs, Lee Langley explique :

 » Si on doit à Puccini la partie musicale de l’oeuvre,  le livret de Madame Butterfly a été écrit par Luigi  Illeca et Giuseppe Giacosa, lesquels s’inspirèrent  d’une part du roman de Pierre Loti,  Madame Chrysanthème ( 1887 ), et d’autre part  d’une nouvelle de John Luther Long, par la suite adaptée pur le théâtre par David Belasco.  Par ailleurs, d’après certains érudits, le livret aurait en outre puisé dans certains incidents  qui se seraient produits à Nagasaki dans les années 1890″.

Donc, à Nagasaki, en 1925 :

Cho-Cho, Madame Butterfly, attend le retour du lieutenant Pinkerton avec lequel un mariage avait été arrangé, pour  elle, solide, réel, pour lui, une amusante formalité qui lui a permis d’avoir une « épouse »  japonaise et de vivre confortablement  à la maison le temps de son séjour.

A son départ, insouciant, il avait laissé Cho-Cho inconsolable…  » Sur la mer calmée, je vois là-bas une fumée  » ! …

Et quand il revient, toujours aussi blond, avec son épouse américaine :

 » De sa fenêtre, Cho-Cho vit le pousse-pousse s’arrêter au bas de la côte…

… A genoux devant la table basse, l’enfant tentait de catapulter une toupie en bois sur le plateau laqué afin de voir les bandes  rouges et jaunes tourbillonner. Il la lançait, elle tombait, il la rattrapait, la relançait, et il serrait les lèvres, se concentrant très fort. En vue de la visite, elle l’avait habillé, non sans arrière-pensée, d’un des rares vestiges familiaux qu’elle avait réussi  à conserver : un minuscule kimono en soie, peint à la main d’un motif compliqué et brodé  de couleurs vives rehaussées de fils d’or »…

Madame Butterfly, impénétrable,  ses sentiments maîtrisés, le visage maquillé de poudre blanche,  a revêtu son kimono de  soie blanche se terminant par une traîne et ses cheveux sont relevés dans un chignon d’ébène piqué de perles…

 » Dans la pénombre de l’alcôve,  elle avait suspendu un rouleau de calligraphie. Dessous, un morceau de soie noire était soigneusement plié  en un long et étroit rectangle : il enveloppait le sabre de cérémonie de son père.  Elle se remémorait  sa voix grave évoquant le bushido, le code des samouraïs. Qui ne peut vivre dans l’honneur doit mourir dans l’honneur.

Aujourd’hui c’était  à son tour de défendre son honneur « .

Et effectivement Madame Butterfly a le geste qui  émeut des générations.

Mais, dans le roman, elle est sauvée… Certes son enfant part pour les Etats-Unis avec sa toupie et des souvenirs précis de son pays. Il est élevé par les Pinkerton comme leur fils et ils souhaitent lui donner une excellente situation, meilleure que celle qu’il aurait pu avoir au Japon, pense Pinkerton …

Mais…. aux Etats-Unis, survient la crise de 1929.

Mais… au Japon, Cho-Cho  se révèle  une femme d’affaires avisée, féministe… La revanche de   Madame Butterfly  ?

A Nagasaki… la terrible bombe atomique ravage la ville,  détruit  les vies … et  pourtant mère et fils se retrouvent. Presque. Je ne veux pas en dévoiler davantage !

Lee Langley, née à Calcutta de parents écossais, a vécu une enfance nomade en Inde.  Elle est auteur de poésies, romans, nouvelles  et écrit ( de Londres – elle fait partie de la Royal Society of Literature   )  pour la presse, cinéma, télévision.

Lee Langley – Une ombre japonaise – Traduit de l’anglais par Isabelle Chapman –  » Butterfly’s  shadow  » – Editions Fleuve Noir  –  450 pages

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Deux livres d’Agatha Christie, et Edith Wharton, deux dames des lettres (que j’aime beaucoup )

jpeg_NEWjpeg_0001_NEWL’humour savoureux d’Agatha Christie  racontant  des  aventures hors du commun, quand Max et elle faisaient construire leur maison en Extrême-Orient, et prenaient l’Orient-Express, le vrai ( avec la nostalgie du Devon, quand même ! ) : des recherches archéologiques mouvementées.

On voit qu’elle est une dame de bonne humeur !

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Trois nouvelles d’inspirations différentes, mais qui touchent au coeur, portées par la parfaite expression littéraire d’Edith Wharton. ( Livre de poche à faire circuler, à offrir, puis-je le suggérer )

( petit  » bonus  » )