Vie pratique : se rendre visible quand il fait nuit peut sauver la vie

Si petits et sur les routes …  pour tout le monde, piétons ou cyclistes, il est conseillé de s’habiller en couleurs vives ou claires, J’ai lu cela dans un article récemment, et évidemment, c’est le bon sens. Habillé en noir, en sombre, on  n’est pas visible à 25 mètres et on court un danger.

Je fais mes courses avec un Caddy rouge,  et je me sens plus rassurée pour traverser car on peut- être en danger même sur un passage piétons protégé.

Merci OF – tous leurs droits préservés, etc – copyright

Exposition  » Etienne Blandin peintre de la marine  » 1903 – 1991 – Exposition de l’été 2019 à Saint-Malo

Etienne Blandin est né à à Saint-Broladre près de Saint -Malo, où il est décédé en 1991. Voici une présentation de sa carrière et de ses oeuvres, d’après la notice de l’exposition.

La Chapelle Saint-Sauveur, intra-muros, dans la vieille ville, a été édifiée au milieu du XVIIIème siècle. Pendant la Révolution, qui fut rude à Saint-Malo, l’Abbé Manet, Curé réfractaire échappé aux massacres (  la guillotine était installée en continu sur la plage qui devenait rouge de sang ) y célébrait dans la crypte des messes clandestines. Elle fut cependant profanée, et très abîmée, comme tant d’autres édifices religieux. Reconstruite,  elle fut presque anéantie par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, et reconstruite, pour devenir un lieu d’expositions.

Il existe trois églises à Saint-Malo,  plus la cathédrale, et deux chapelles, Chapelle Saint- Louis à Saint- Servan, Chapelle Sainte – Anne près Paramé, toutes très actives

.Voici mes photographies, samedi 26 octobre 2019, pour une vue  plus générale de l’intérieur :

 

 

 

Portrait de sa fiancée, Gabrielle, devenue sa femme :

Confidence de son fils, Patrick Blandin, Commissaire de l’exposition : son père fut atteint de glaucome  à la fin de sa vie, et il ne pouvait plus peindre. Ses dernières années, en maison de retraite à Saint-Malo , même confortable, furent tristes. Il gardait près de lui un navire en miniature, comme ceux qu’il avait  tant aimé illustrer. ( De nos jours, le glaucome se soigne bien ).

Sa femme était une personne agréable, qui ne s’est pas remise de la mort de son époux. J’aimais lui  rendre visite, quand j’étais de passage à Saint-Malo, dans le magasin  » La palette malouine « , pleine de trésors en cartes postales, et même timbres de collection.

Très beau catalogue, format à l’italienne, par son fils Patrick Blandin et  Jérôme Loyer – Editions des Tilleuls

Tous droits réservés, etc – copyright -3  Photographies France FOUGERE, samedi 26 octobre 2019 – merci !

Cette ancienne demeure est la honte de l’Intra-muros à Saint-Malo. Elle est située à l’angle de la place Brevet – rue Saint-Sauveur, triste sort, injuste, pour cette rescapée des bombardements…

… voilà ce qu’en font, en peu d’années, la négligence, et la bêtise humaine.

Je ne veux même plus passer devant, tant elle me fait de peine. Et pourtant, je ne   » suis pas malouine « , ni de naissance, ni de coeur. Mais envers cette vieille demeure, j’éprouve de la tendresse, un sentiment de protection.

Une vue de Saint-Malo la représente, debout seule de son quartier au milieu des décombres, après les terribles bombardements qui ont dévasté Saint-Malo lors de la Deuxième guerre mondiale.

La chapelle Saint-Sauveur, sa voisine écroulée, a été reconstruite et est devenue un lieu pour des expositions.  J’ai attendu les tout derniers jours pour aller voir l’exposition de l’été 2019 consacrée à  » Etienne Blandin, peintre de la marine « , que nous avions connu, lui et sa femme charmante.

J’ai très bien connu, surtout, les précédents propriétaires de cet immeuble en abandon. De leur temps, la vieille demeure a été restaurée, repeinte, chaque année, dans un  beau vert foncé. A l’intérieur,   les propriétaires exerçaient une profession libérale. Une dame de très bon goût a  fait recouvrir tout l’intérieur de boiseries claires, avec un joli escalier intérieur. De même, le premier étage a été aménagé confortablement, avec raffinement.

Ces anciens propriétaires ont voulu transmettre au mieux, quand ils ont pris leurs retraite, et retiré leur plaque. Ils ont voulu  éviter un  » nième  » magasin de souvenirs, ou une crêperie…  et donné la préférence à un bouquiniste qui avait déjà un petit magasin qu’il tenait fort bien. Avec lui, la vieille demeure a connu quelques années de répit … puis ses successeurs en font ce que vous voyez.

Les boiseries se décollent, la  » peinture  » est triste et grise.  C’est au point que moi, la non-malouine, j’ai pris l’initiative d’alerter l’architecte des Monuments historiques. Il m’a répondu bien aimablement qu’il était lui aussi choqué, désolé, mais qu’on ne peut rien faire  contre la négligence des propriétaires actuels. Un incendie s’est produit une nuit au premier étage. Je n’ose penser aux dégâts, l’eau  qui s’est écoulée sur les peintures autrefois si fraîches, si raffinées, sur les livres.

Pourtant, les notables de la petite ville passent devant la vieille maison quand ils  vont inaugurer les expositions dans la Chapelle Saint Sauveur.  Ils devraient voir, agir… Quelle honte ! On voit la différence entre la culture, et les apparences … la prétention à la culture…

Elle contient une curiosité historique : on y a accès aussi  à  l’extérieur par une porte – maintenant fermée – qui donne sur un escalier en colimaçon, dont la rampe est un cordage, comme dans les bateaux.  La seule autre demeure qui possède un escalier semblable et son cordage se situe près de la cathédrale. Elle était le siège de la Société d’Histoire et d’Archéologie.

La seule note positive c’est la statue qui a  retrouvé  la niche  – ce qui n’était pas possible, étant donné la profession des précédents propriétaires.

Photos FRANCE FOUGERE – tous mes droits réservés, etc – copyright  – prises le samedi 26 octobre 2019, avec tristesse, avec colère.

Suite demain avec l’exposition  » Etienne Blandin, peintre de la marine  «