Alexandre Chardin – Mentir aux étoiles – Casterman – Roman pour la jeunesse – 10-14 ans et plus

Une belle histoire qui peut plaire aux personnes sensibles, de tous  âges, aux parents afin qu’ils puissent deviner, comprendre ce qui se passe en classe, ce que leurs enfants ne leur disent pas.

Léon fait sa rentrée en 6ème et  tout est nouveau pour lui.  Dans ce récit délicat,  dans les nuances d’une atmosphère magique et mystérieuse, il se raconte et évoque seulement une santé qui pourrait être fragile car jusqu’à cette rentrée, il avait une auxiliaire de vie.

Mais maintenant, il a peur, moins que sa mère, et il veut faire sa rentrée seul, se confronter aux autres. Il connait des moments difficiles parce que certains de ses camarades sont de vrais  » durs  » et encore plus méchants parce qu’ils forment un petit groupe.

Léon affronte ! Il est aidé par une jeune fille qui vient lui tenir compagnie, que personne d’autre que lui ne voit… En classe, son courage est apprécié d’une gentille élève. A la maison, il caresse, câline son lapin si doux  et lorsqu’il se trouve dans la cour de l’école, il regarde les oiseaux, les fourmis qu’il veut protéger.

Mais qui est cette jeune fille si attentive, si protectrice ?

 » – Léon, ne t’approche pas de la falaise, s’il te plait, c’est dangereux, dit Maman.

Une photo clouée sur un arbre dans une pochette plastique a attiré mon attention.

– Léon ?  La fille sur la photo me sourit. Le vent lève sa lourde chevelure brune. Les lèvres rouges, les yeux verts plissés, les joues rondes, elle est belle.

  Maman  pose sa main sur mon épaule.

– Léon ? 

– C’est qui ?

Maman  jette un coup d’oeil à la photo et me tire par le bras.

Viens. « 

Besoin d’un livre tendre, de beaux sentiments, d’un peu de mystère, bref d’en savoir un peu plus sur les enfants  ? Si vous appréciez   » Peter Pan,  par exemple,  ce livre est pour vous.

Alexandre Chardin – Mentir aux étoiles – Casterman – format 15 x 21 cm – 192 pages – Grands romans jeunesse

( Tous leurs droits réservés, etc – copyright )

 

AJ Pearce – Chère Mrs Bird – Premier roman traduit de l’anglais – Le Cercle Belfond

Un premier roman très construit,  pourtant  empreint de spontanéité,  de charme, de fraîcheur, tout pimpant  malgré l’époque : Londres, 1940, quand les bombardements tentent de détruire la ville, de tuer. La vie continue grâce au courage,  au sens du devoir – et de l’humour de ses habitants. Tout le monde est prêt à se rendre  dans les abris souterrains,  et à reprendre  les activités quand les avions de mort repartent – jusqu’à la prochaine fois.

Emmy fait partie de ces femmes qui se sont engagées d’une façon ou d’une autre pour participer à l’effort de guerre. Plusieurs nuits par semaine, elle tient le standard d’une   caserne de pompiers, réconfortant, envoyant les secours,  entendant parfois le pire, sachant que les hommes exposent leurs vies pour sauver  les civils.

Et le matin, elle dort un peu ou pas, et va prendre son travail qui, pour le moment, la confine en tant que secrétaire dans une étude notariale. Mais  un jour :

 » Quand j’ai vu cette annonce dans le journal,  j’ai cru que mon coeur allait exploser. Jusqu’ici, la journée avait été plutôt agréable, malgré la Lutwaffe  qui nous avait cassé les pieds en nous empêchant d’arriver à l’heure au travail, et puis j’avais réussi à mettre la main sur un oignon, excellente nouvelle pour le pot-au-feu. Mais la vue de l’annonce m’a mise en joie. Il  était trois heures un quart,  par un de ces mornes après-midis de décembre quand la nuit tombe avant que le jour ne se décide à se lever, et même avec deux  gilets et un pardessus,  il n’y avait pas moyen de se réchauffer. Assise à l’étage du bus numéro 24,  je pouvais voir la buée qui sortait de ma bouche …  J’avais déjà lu toutes les  nouvelles du  » London Evening Chronicle « . Soudain je l’ai aperçue :

–  » RECHERCHE ASSISTANTE : Poste d’assistante à temps partiel aux éditions du  » London  Evening Chronicle  » . Profil capable, enthousiaste, travailleuse avec 60 mpm vitesse de frapp/110 mpm sténo. Adresser courrier rapidement à Mrs Bird, Launceton Press Ltd, Broadstone House, Londres EC4  »  

De ma vie je n’avais rien vu d’aussi fabuleux. »

C’est exactement ce qu’elle veut, et c’est aussi exactement ce qu’elle est.

Donc, enthousiaste, elle écrit, et reçoit une lettre en réponse de Mrs Bird : elle  est nommée au poste d’Assistante à temps partiel. Le jour dit, elle se présente au siège du journal, et rencontre Mrs Bird, une forte dame impressionnante entourée de petits chiens. Emmy lui dit combien elle est fière et honorée de devenir correspondante de guerre… mais le malentendu se dissipe, et il fait mal.

Car cette adresse est le siège de  plusieurs journaux, et celui qui recrute, c’est le  » Woman’s Friend « , une revue destinée aux femmes,  dans laquelle existe  une rubrique de  » Courrier des Lectrices « , assurée  par Mrs Bird. Le rôle d’Emmy est clair :  elle fera le tri des lettres des lectrices demandant des conseils suivant les consignes extrêmement strictes de Mrs Bird. Il y a une morale  à observer, et des lettres auxquelles on ne répond pas. Pour les autres, la jeune fille prépare les réponses,  qu’elle soumet à Mrs Bird pour publication.

Emmy fait la connaissance de ses divers collègues, prend facilement le rythme de la maison, et se dit que ce sont ses débuts, et qu’elle pourra progresser.

Elle se dit aussi qu’en temps de guerre,  les lectrices ont vraiment besoin de réponses et de réconfort. Certaines  demandent de l’aide, et font confiance à  Mrs Bird. Emmy prend une grave décision, et elle transmet à Mrs Bird des lettres et des réponses qu’elle pourra publier les yeux fermés. Puis elle soustrait, timidement d’abord,  puis de façon de plus en plus sûre, certaines lettres importantes, auxquelles elle répond personnellement – en imitant la signature de Mrs Bird ! Ainsi, elle fait son devoir, estime-t-elle. Evidemment, elle prend un immense risque en ce qui la concerne, parce que ce sont ses lettres qui paraissent dans la revue !

Sa vie personnelle subit les contrecoups, car son fiancé s’éclipse, et elle n’en éprouve aucun regret. Elle continue à rendre visite à ses parents, à concilier son travail à la caserne des sapeurs-pompiers,  à vivre, malgré le temps de guerre si oppressant et dangereux, en compagnie de sa colocataire et amie. Elle fait connaissance d’un magnifique  jeune homme, engagé et courageux.

Un soir, tout le groupe doit se retrouver au   » Café de Paris « … sous les feux des bombardements.

Et ce soir-là, le drame se produit.

Au journal, le stratagème d’Emmy est découvert par une Mrs Bird furibonde … c’est que les lectrices se sont habituées au changement de ton du Courrier des Lectrices, écrivent pour remercier et recommandent le service à d’autres jeunes filles ou jeunes femmes. Les chiffres de vente de la revue montent, ce qui fait très plaisir à Lord Everton, le grand directeur.

Que va-t-il se passer pour Emmy ?

Une fascinante  façon de vivre avec Emmy  la courageuse et ses amies une période où tant de femmes ont eu un rôle essentiel, et ont fait marcher le pays elles aussi avec courage, joie de vivre, dans l’espoir.

Et … vous ne levez pas le nez des pages si captivantes – parce qu’il faut absolument connaître le dénouement – ce que réserve son destin  à Emmy !

AJ Pearce – Chère Mrs Bird – Roman traduit de l’anglais  par Roxane Azimi – Editions Belfond Le Cercle – 359  pages – 21 Euros

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Un peu d’humour pour commencer la semaine

Les abeilles meurent – trop de produits toxiques …  les poissons et les tortues avalent des matières plastiques. Mais que font les hommes ?

Le Président Chirac en divinité porte-chance du Musée Branly imploré par le président actuel

L’actuelle ministre de la Culture veut supprimer la chaîne  4 du service public

Merci, Chaunu, Ouest-France – tous leurs droits réservés, etc – copyright

Très bonnes nouvelles catholiques ( suite ) – Paisibles dimanche et semaine pour toutes et tous

Merci  pour les nouvelles visites ! Je précise que mon blog est éclectique en semaine, catholique le dimanche.  Bienvenue !

Avec un peu d’humour :

Voici des croix  » poussées  » tout naturellement :

Et des élèves heureux, bien  suivis :

Merci Le Figaro – Ouest-France – tous droits réservés, etc  – copyright

Les drames terribles, les atrocités de la guerre : massacres de Tulle, 9 juin 1944 – d’Oradour sur Glane, 10 juin 1944 –  » Remember – Souviens-toi « 

Les martyrs d’Oradour sur Glane : outre les femmes et les enfants entassés dans l’église où les SS ont mis le feu ( 350 victimes, seule Marguerite, 47 ans, a pu survivre) , le village fut  détruit, les hommes tués de toutes les façons.

C’était la même 2 ème  division Das Reich de la Whermacht qui la veille, à Tulle, a pris comme otages les hommes jeunes et en a pendus 99 – aux balcons, aux lampadaires, achevant certains sauvagement à coups de crosse, ou tirant dedans, puis leur refusant la sépulture auxquels ils avaient droit.

Ils prirent aussi 149 déportés, dont 101 périrent au camp de concentration de Dachau en Allemagne.

On peut comprendre que les Polonais n’admettent pas que l’on nomme  » Polonais   »  les camps de concentration  diaboliquement  voulus par les Allemands,  mais hélas situés en Pologne.