Aga Lesiewicz – Regarde- moi – Roman – thriller traduit de l’anglais ( GB )- Editions Belfond Noir

Après A perdre haleine ( Belfond Noir ), voici le deuxième  » urban thriller  » par la très énergique, efficace Aga Lesiewicz  – que je retrouve avec grand plaisir et intérêt.

Ils ont en points communs de dérouler un suspense dramatique à Londres, de donner la parole à une  jeune femme active  contemporaine, qui doit affronter des dangers redoutables dont elle voit les effets, sans comprendre pourquoi elle est devenue une cible.  Dans A perdre haleine, l’héroïne aime pratiquer son jogging dans des parcs londoniens fort agréables, qui le deviennent moins quand s’y produisent des meurtres. Elle vit dans une maison, et sort son chien.

Voici Regarde-moi,  voici  Kris, artiste photographe passionnée par son métier. Elle a toutes les chances avec elle : Anton, street-arter à succès séduisant en diable qui voyage beaucoup, des amis et amies, un magnifique loft ensoleillé donné par sa tante qui lui a aussi légué une sorte d’ange gardien, Vero qui peut l’accueillir dans son cottage en lui cuisinant de bonnes choses, un emploi du temps qu’elle aménage  à son gré, des clients qui lui donnent des missions passionnantes  – et deux chats, Pixel et Voxel.

Elle avait deux chats, car Voxel a été asphyxié lors d’une fuite de gaz chez elle, la suite des événements bizarres qui tout à coup se produisent – et elle prend peur car ils sont répétés.

Cela a commencé  par un message inquiétant :

La pièce jointe montre des photos. Il y en aura d’autres.

Elle avait terminé une mission, photographier des jouets en bois, et elle avait obtenu le résultat souhaité sans que ses deux chats ne se mettent à jouer avec pour les cacher !  Lorsqu’elle l’a envoyé à sa cliente  la plus importante, celle-ci l’a appelée, très gênée,  pour lui montrer ce qui était parvenu sur son ordinateur : une scène de sexe d’ailleurs bien photographiée chez elle avec Anton, qu’elle avait réussi à convaincre alors qu’il ne le souhaitait pas. Et elle perd cette cliente qui assurait une bonne partie de ses revenus.

Qui a pu pirater ainsi son ordinateur ? Elle a de plus en plus l’impression d’être sous l’oeil et  la caméra de quelqu’un,  mais qui  ? Un temps, elle soupçonne le voisin d’en face.

Lorsqu’elle était  jeune photographe, elle était associée avec son amie Erin pour un projet important  » Zirconium « , qui avait attiré l’attention,  mais en plein succès,  Kris a rencontré Anton, et leurs carrières se sont séparées, Erin devenant une photographe de mode en vue.

Il arrive à Kris de regretter   » Zirconium  » et le jour où leur ancien professeur lui écrit pour lui demander si elle accepte d’envoyer des photographies d’art pour  une exposition qu’il projette, elle est enchantée. Quand  elle traverse tout Londres dans la chaleur d’août, elle est euphorique et pleine d’espoir mais elle découvre avec crainte et stupeur qu’ il n’y a rien à cette adresse … Elle fait d’ailleurs des kilomètres dans une capitale en pleine mutation,  en voiture, en taxi quand elle est pompette ( souvent ), à bicyclette, en bus, à pied et plutôt en courant,  une façon aussi pour le lecteur de découvrir un Londres qui n’est plus celui  de Sherlock Holmès.

Le pire se produit, car Anton tombe d’un immeuble où il faisait des repérages pour son street art. Il venait de  la demander en mariage !

Un thriller haletant où il se passe toujours  quelque chose, jusqu’au dénouement tragique et incroyable.

Certes, Kris est une vraie geek, mais même une personne aussi habile qu’elle peut être confrontée à des piratages dangereux. Elle en perd sa confiance en elle, sa joie de vivre :

 » Je n’arrive pas à  y croire. Je m’allonge sur mon oreiller et ferme les yeux. Je suis fatiguée. Et pas seulement parce qu’il est presque trois heures du matin. Je suis fatiguée parce que, comme un vêtement trop petit ou trop grand, ma vie ne me va plus. Ou est-ce le contraire ? Je ne suis plus en adéquation avec ma vie. C’est comme si quelqu’un d’autre que moi avait pris le contrôle  et me dirigeait là où je n’ai pas envie d’aller. .Je n’aime pas cette nouvelle direction. Je ne reconnais plus mes amis. Je ne me reconnais plus moi-même. Et chaque fois que j’essaie de remettre ma vie dans une position stable, elle glisse hors de contrôle à nouveau. Je suis fatiguée « .

Pour ne pas en arriver là, à sa façon, Aga Lesiewicz  incite à la prudence, et distille de bons conseils. C’était aussi le sens de A perdre haleine  pour le jogging.

Aga Lesiewicz – Regarde-moi – traduit de l’anglais par Julia Taylor – Editions Belfond Noir – 384 pages – 21 Euros

 

( Tous droits réservés, etc – copyright )

 

 

2 réflexions sur “Aga Lesiewicz – Regarde- moi – Roman – thriller traduit de l’anglais ( GB )- Editions Belfond Noir

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