Joël Dicker – La Disparition de Stephanie Mailer – Roman – Editions de Fallois – ( avec l’hommage de l’auteur à son éditeur )

 

Joël Dicker, jeune écrivain  genevois, nous offre un autre grand roman dont l’intrigue policière, sociale,  se déroule avec une précision horlogère.Dès les premières pages, il décrit  les événements du 30 juillet 1994 à Orphea dans les Hamptons, soir de l’inauguration  du tout  premier festival de théâtre  :

 » Samuel et Meghan Padalin faisaient partie des rares habitants  à avoir décidé de rester chez eux …  A la fin de la journée, Megan était partie, comme tous les jours, en dehors du dimanche,  aux alentours de 18 h 30, pour faire son jogging. . . Son tour prenait  trois quarts d’heure exactement. Parfois cinquante minutes si elle avait prolongé ses exercices. Jamais plus. .. 

A 19 h 45, il avait commencé à s’inquiéter.

A 20 heures, il faisait les cent pas dans le salon.

A 20 heures 10, n’y tenant plus, il avait finalement pris sa voiture pour parcourir le quartier… Il s’engagea sur la rue Penfield, et remonta jusqu’à Penfeld  Crescent . Il était 20 heures 20. Pas âme qui vive. Il s’arrêta un moment pour  observer le parc, mais n’y vit  personne. C’est en redémarrant  qu’il aperçut une forme sur le trottoir. Il crut d’abord à un amas de vêtements. Avant de comprendre qu’il s’agissait d’un corps.  Il se précipita  hors de la voiture, le coeur battant : c’était sa femme. »

Ses cris alertent un habitant qui appelle la police. Un des premiers agents arrivés remarque que la porte d’une maison proche est entrouverte  :   » Toute la famille du maire avait été massacrée « .

Ce qui frappa les premiers témoins, c’était que le maire était attendu ce soir-là au théâtre pour faire le discours d’inauguration de   » son  » festival. Or, il n’était pas en tenue de sortie, mais de maison, de même que sa famille. Des  bagages étaient prêts au départ, certains déjà dans la voiture.

Les pages suivantes se déroulent  en 2014, très exactement 33 jours  avant la première du 21 e festival de théâtre d’Orphea.  Jesse Rosenberg, capitaine de la police de l’Etat de New York  parle et relate la petite réception donnée à l’occasion de son départ de la police.  Il a seulement 45 ans  mais après 23 années de service,  il décide, serein et heureux, affirme-t-il, de partir pour se consacrer à un projet qui lui tient à coeur. Des éloges et remerciements viennent  de toutes parts, et on l’appelle  » Mr 100 %  » car il a résolu toutes les enquêtes qui lui ont été confiées, notamment le quadruple meurtre de 1994.

C’est alors qu’une jeune femme se présente à lui en tant que Stephanie Mailer, journaliste  à l’Orphea Chronicle,  et elle lui demande avec humour si elle peut le nommer   » Mr  99  %  » car selon elle, il y a une affaire qu’il n’a pas résolue, et c’est  celle de 1994 ! Elle lui montre un article  paru cette année-là en lui assurant qu’il est passé à côté d’éléments importants, et qu’il n’a pas arrêté le véritable coupable. Elle souhaite  avoir accès  à des documents, et l’informe que le lendemain, elle rencontrera  une personne qui va contribuer à l’enquête qu’elle mène, elle, terminant par   »  A bientôt « .

Mais il ne pourra continuer la conversation avec Stephanie Mailer, car elle disparait  du journal, de son appartement …

Comme avec un balancier, les épisodes alternent entre les jours de 1994 et ceux de 2014.  Nombreuses sont  les personnes qui participent  aux événements et elles s’expriment à  tour de rôle. Les rouages bien huilés font apparaitre tout à tour des criminels  possibles,  un coupable qui pourrait être innocent, mais il est mort depuis 1994, des comptes  voyageurs, des difficultés dans des couples ou entre des parents et leur fille,un libraire fort sympathique et compétent, une revue à New-York  qui est le lieu de beaucoup de passions, des restaurants dont les patrons ont été objets de pressions, des policiers très motivés.

Quels sont les rapports entre toutes ces personnes et ces lieux  ?

Pourquoi Stephanie Mailer  a-t-elle pris un billet d’avion  pour Los Angeles, pourquoi a-t-elle fait le voyage, qui a-t-elle rencontré,  alors qu’elle gagne très peu à l’ Orphea Chronicle ?

Anna, chef-adjoint de la police d’Orphea, pourra-t-elle dépasser les préjugés  alors qu’elle est fort compétente et  devrait accéder à un échelon supérieur – mais  le chef lui dit un  jour  qu’elle est là en tant que  » quota  » ?

Ses parents n’ont pas compris qu’elle ait quitté  New-York pour Orphea, ville où elle se plait :

 »  En dehors de mes soucis d’acclimatation professionnelle, je me plaisais dans les Hamptons. Orphea était une ville paisible où il faisait bon vivre, bordée par l’océan et entourée d’une nature sauvage.  Les longues plages sablonneuses, les forêts profondes, les étangs couverts de nénuphars, les bras de mer sinueux attirant une faune abondante étaient autant d’endroits enchanteurs que l’on pouvait trouver tout autour de la ville. Les étés y étaient merveilleux et chauds, les hivers rigoureux mais lumineux « .

Joël Dicker –  La Disparition de Stephanie Mailer – Roman  – Editions de Fallois – 640 pages – 23 Euros

 

 

( Tous droits réservés – copyright )

 

12 réflexions sur “Joël Dicker – La Disparition de Stephanie Mailer – Roman – Editions de Fallois – ( avec l’hommage de l’auteur à son éditeur )

    • J’ai ralenti la lecture pour faire durer le plaisir ! Il est à la fois littéraire, à suspense, et plein d’humour – comme c’est bien quand un nouveau grand écrivain comme Joël Dicker fait son chemin- amitiés 🙂

    • Je l’ai entendu ce matin sur RTL interviewé par Yves Calvi. Il précise qu’il aime choisir des héros jeunes comme lui – c’était déjà le cas dans ses premiers livres – Il choisit l’Amérique parce que tout y est possible … il pense à un roman qui se déroulera en Suisse.
      C’est vrai qu’il connait bien les Etats-Unis où il a de la famille, et il y a séjourné souvent.
      Et il s’est amusé à écrire son livre où, c’est vrai, il existe des situations pleines d’humour – même noir.
      Ce livre est lui aussi un bon compagnon de soirée … ou autre moment évidemment !
      Bises avec mes amitiés – 🙂

    • Ici, ce serait : bonsoir … je suis contente de te lire, merci à toi – c’est un auteur jeune, et son écriture est d’une vraie fraîcheur. Je l’apprécie beaucoup.
      Je t’envoie mes bises sous la pluie et le gris de mars Jusqu’à ta belle ïle.

  1. Bonsoir chère France, j’apprécie beaucoup la personne et je vais acheter le livre 🙂 Merci d’en avoir parlé.
    Je te souhaite une douce soirée bien amicalement et mes bisous ♥

    • C’est vrai, Joël Dicker est quelqu’un de bien. On lui souhaite une belle et longue carrière; sa mère est libraire, ce qui lui a donné enfant beaucoup de bonheurs, et il souhaite à son tour tous les bonheurs que la lecture peut donner particulièrement aux jeunes.
      Bonne soirée à toi, merci, avec mes amitiés et bises

  2. livre acheté, comme tous les autres, j’aime beaucoup son style… en général, une fois plongée dans ses livres, il est difficile de relever le nez avant la fin du roman ! merci

    • Je suis bien de ton avis, sauf qu’avec celui-ci, je ralentis un peu pour faire durer le plaisir !
      Il a des petites phrases sur les critiques qui n’aiment que les romans très intellectuels : mais le sien est très intelligent et fort bien composé !
      amitiés 🙂

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