Kavita Daswati – Le Roi du monde – Roman traduit de l’américain par Danielle Mazingarde – Editions de Fallois

 

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Kavita Daswati  est née à Hong-Kong d’une famille indienne qui s’y est installée à la fin des années 1940. Après des études en Grande-Bretagne, elle est partie à Los Angeles en 2000, et  à 17  ans, elle est devenue journaliste, une brillante journaliste, à Hong Kong, puis elle a décidé de vivre à Paris. Sa famille la rappelle alors à Bombay, afin d’organiser son mariage … Le mariage dans la société aisée en Inde, en Asie, devient son thème de prédilection, ainsi que la place des  jeunes filles, des femmes dans cette société.

Passionnée de mode, elle est correspondante pour des journaux américains et asiatiques afin de couvrir les défilés, les événements élégants …  elle s’est mariée en 2000 et vit près de Los Angeles avec son mari et son fils.

Elle a déjà publié avec grand succès  : Mariage à l’indienne, Retour à Bombay, Bombay Girl, traduits en France aux Editions de Fallois,  du  point de vue des femmes.

Avec Le Roi du monde, elle traite du mariage à l’indienne vécu par un jeune homme, Anil, qui a absolument tout pour lui, la jeunesse, la grande beauté, l’intelligence, un métier tout trouvé dans  l’entreprise familiale, puisque son père est un riche industriel du jean indien. Dès son enfance à Singapour, il a été habitué aux louanges de ses soeurs plus âgées que lui, de sa mère et de ses amies; en classe, sa voisine Ravina lui  permettait de copier  les solutions. Il poursuit sa carrière de séducteur à l’université américaine où il obtient un MBA.

A son retour à Singapour, il retrouve une bande d’amis aussi riches et désoeuvrés  que lui, même s’il travaille chez son père sans grand enthousiasme et préfère jouer au golf, au billard, voyager.

La vie facile où tout lui semblait permis prend fin quand il retrouve Ravina à Hong-Kong et souhaite l’épouser. Elle a déjà  conquis une certaine indépendance car elle  organise des concerts et fait carrière. C’est précisément ce qui ne plait pas à la famille  !  De plus, le père de Ravina n’est pas son propre patron  : la mésalliance n’est pas possible, et Anil doit se résigner.

Il devient le célibataire le plus convoité de la société indienne, au moment où la saison des mariages bat son plein avec ses multiples fêtes somptueuses. Les mères des prétendantes affluent, avec leurs filles, jusqu’à l’apparition  de Sonia, la beauté radieuse, reine de la société.

Les rêves s’envolent quand les jeunes époux doivent s’installer dans la demeure familiale car la jeune femme ne s’entend pas du tout avec sa belle-mère. Elles sont sans cesse en conflit à tout propos   d’autant  plus que l’héritier ne vient pas … parce que Sonia ruse, car elle veut  sa demeure, ses habitudes.

Mais Anil, avec ses relations d’affaires, a une idée qui doit lui donner son autonomie vis à vis de son père : il  organise une filière pour fabriquer des jeans superbes, contrefaçons de jeans de luxe, qu’il exporte en grandes quantités, car ils plaisent et trouvent une clientèle. C’est évidemment risqué, et le jour où  la douane découvre les manoeuvres, ses amis et relations s’enfuient, et il se retrouve seul face à son père. Et Anil rebondit !  Son père lui montre de l’indulgence, flatté tout de même par  l’esprit d’entreprise  de son fils … et le jeune couple peut aller s’installer là où il le souhaite, à Dubaï.

Sonia veut le luxe, les splendides appartements,  toujours plus somptueux et bien situés. Anil se lance dans de vastes spéculations immobilières jusqu’au jour où tout s’effondre, sa fortune comme son mariage.

Il part, et c’est ainsi qu’en prologue du  roman, on le retrouve dans un ashram, où il peut enfin prendre son temps et réfléchir. Peut-être a-t-il enfin mérité de vivre avec Ravina …

Entre temps, le lecteur a vécu  » à l’indienne « ,  plongé dans  les couleurs et les parfums d’un pays dont  l’auteur nous donne à voir le côté aisé,  les plus beaux paysages, les vêtements somptueux, et les plats si savoureux. Presque de page en page, il découvre des termes évocateurs, et souhaite qu’un jour,  Kavita Daswati  rassemble les recettes des  » keema mutter,  pakodas ( beignets de légumes ), biryani aux légumes, kofta malala  ( boeuf au cumin ), gulab jamens  ( boulettes de semoule dans  du sirop parfumé ), hokkien mee, paneer…

Où se trouve le plus proche restaurant indien ?

On se passionne pour une belle histoire romanesque, on apprécie pleinement  une parfaite évasion – et on a appris quelque chose !

Kavita Daswani –  Le Roi du monde -roman traduit de l’américain par Danielle Mazingarde – Editions de Fallois –  247 pages – 20 euros

 

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( Tous droits réservés – copyright )

 

 

 

 

8 réflexions sur “Kavita Daswati – Le Roi du monde – Roman traduit de l’américain par Danielle Mazingarde – Editions de Fallois

  1. Bonjour chère France, merci pour tes mots qui donnent envie de lire ce livre et découvrir d’autres coutumes.
    Douce fin de journée au chaud, ici les vents sont tempétueux avec la pluie.
    Avec toutes mes amitiés et mes bisous ♥

    • Bonsoir chère Denise – ton message me fait plaisir, merci à toi ! C’est un très bon roman, dépaysant, alerte – une romancière qu’on aime à suivre.
      ( Je suis sortie entre deux grosses averses, mais le vent est très froid, avec une mer tempétueuse et belle ! ) Bonne soirée, avec mes bises et amitiés – france 🙂

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