Michel Déon, de l’Académie française- Félicien Marceau, de l’Académie française – De Marceau à Déon – de Michel à Félicien – Lettres 1995 – 2005 – Gallimard – ( Sacré Félicien – Déon Gratias ! )

Oui,   » Sacré Félicien  » (   Jean Ferrat … une chanson   )  Déon Gratias !

 

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L’édition est présentée et annotée par Alice Déon, fille de Michel Déon. Elle est aussi directrice des Editions de La Table Ronde. Belle harmonie familiale, et  retour aux débuts de ceux que l’on a voulu nommer  » les Hussards « .

Quel  est leur point commun, du point de vue  des Lettres,   l’essentiel en définitive ? Ils aiment la vie, qu’ils ont  parcourue dans le bonheur, un bonheur qu’ils savent communiquer au fil de  leurs oeuvres, avec intelligence, esprit et légèreté.

Il faut savoir qu’en leurs débuts, souvenez-vous, régnait une dure, intolérante, triste  » intelligentzia   » qui publiait  »  Les Lettres modernes  » et avait pour chef de file Jean-Paul  Sartre, sa   » nausée  »  et son irrespect,  d’une vraie bassesse. Une anecdote le discrédite en effet  à jamais et   l’éclaire :  quand Jean-Paul Sartre se rend sur le Grand Bé  à Saint-Malo, il trouve très amusant d’uriner  sur la tombe de Chateaubriand.  Je ne sais plus s’il s’en vante personnellement, ou si c’est Simone de Beauvoir qui le raconte.

Michel Déon a partagé son existence entre Paris, l’Irlande, les îles grecques, les voyages divers …   et ses lettres à son ami Félicien Marceau  racontent ses bonheurs au jour le jour,  ses enthousiasmes, le plaisir de vivre et de voir la mer, le grand large au soleil de Spetsaï,  les chevauchées en campagne d’Irlande où les vagues s’entendent  de loin.  Félicien  répond sur le même ton et ils parlent de leurs familles, de leurs épouses, Bianca, Chantal. Un délice !

Il convient de remarquer que les deux Académiciens, fiers d’être des  » Quarante « , prennent très au sérieux leur travail, lisent les livres qui recevront ou non  les prix prestigieux, participent aux réunions qu’ils préparent.

Michel Déon nous a quittés, à  quatre-vingt-dix sept ans, le 28 décembre  2016. Son ami  Félicien Marceau l’a  précédé et est mort en beauté  le 7 mars 2012, à quatre-vingt-dix-huit ans.

Dans  le Carnet du jour du Figaro où l’Académie française faisait part à son tour de son décès, figure  dans la colonne juste à côté,  l’annonce de la mort de la fille du poète Francis Jammes, soeur Marie Maïtena Jammes, la cérémonie religieuse ayant lieu en la chapelle des missionnaires d’Hasparren. Une époque littéraire, notre honneur.

L’oeuvre de Michel Déon est vaste. Elle promet du plaisir pour longtemps. N’hésitez pas  car  elle est un antidote aux temps actuels.

En 1990, j’ai eu le  bonheur de pouvoir consacrer  mes premières  chroniques pour la  » presse-papier   » à deux  de ses romans admirables,     » Un souvenir « ,  » Je ne veux jamais l’oublier « . Je pourrais écrire la même chose aujourd’hui, en relisant les extraits de ces beaux textes de grande allure. J’ajoute le court recueil de cinq nouvelles un rien libertines, savoureuses, spirituelles et de très bon ton :                          » A  la légère « , réunies en collection   » Folio « , réimprimées récemment.

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( Tous droits réservés, etc – copyright  )

 

 

 

2 réflexions sur “Michel Déon, de l’Académie française- Félicien Marceau, de l’Académie française – De Marceau à Déon – de Michel à Félicien – Lettres 1995 – 2005 – Gallimard – ( Sacré Félicien – Déon Gratias ! )

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