Rachel Wells – Alfie le chat du bonheur – Roman traduit de l’anglais – City Editions

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C’ est Alfie qui raconte ses tribulations de chat londonien  » d’intérieur   » d’abord très choyé, heureux chez  Margaret. Ils formaient avec la chatte Agnès une vraie famille. Puis Agnès, très âgée,  est partie au paradis des chats,  et ensuite  un matin, Margaret ne s’est pas réveillée.

Linda et Jeremy sont arrivés pour évaluer les  meubles, les souvenirs, et leur préoccupation était de vendre au plus vite. Alfie a bien compris qu’il serait confié à un refuge, et comme il avait de très mauvais renseignements sur ces abris provisoires, il a préféré  partir à l’aventure.

Il n’avait pas du tout l’habitude de la rue, et a vite réalisé qu’elle était pleine de dangers.  Il a appris à traverser les rues en évitant les voitures, mais il a compris aussi que d’autres chats pouvaient être de véritables ennemis, défendant leur territoire, et que certains chiens attaquent. D’ailleurs, il a été blessé.  Au bout de quelques jours, il a dû manger des souris… toutes crues !  Sur son chemin, il a trouvé des  chattes amies qui lui ont donné des conseils de survie, et l’une d’elles lui a permis de s’abriter au sec dans son cagibi.

Et puis, son  instinct le mène vers Edgar Road. Il repère une maison avec un jardin, et remarque qu’un camion de déménagement installe les meubles.  Il se dit que les nouveaux habitants auront peut-être  besoin d’un chat, et se présente par la chatière qui donne sur le jardin.

Effectivement,  une jeune femme, Claire, emménage et lorsqu’elle l’aperçoit, elle se montre immédiatement très gentille et hospitalière, lui donne à manger, et le lave dans la baignoire, car après toute cette période d’errance, le pauvre Alfie est tout boueux, griffé et maigre. Il ne se reconnait plus.

Il remercie Claire avec force ronronnements et câlins. Lui qui est passé par des épreuves se rend compte que la jeune femme  pleure, et est désemparée, même dans une belle maison.

Et il a appris de son expérience :

 » Je savais que j’étais  capable de  me débrouiller tout seul.  Pourtant ce mode de vie ne convenait pas à un chat comme moi. Je ne voulais pas être sauvage, je ne voulais pas passer mon temps à me battre.  Je voulais  pouvoir me coucher sur les genoux de mon maître ou de ma maîtresse, sur une couverture bien chaude aussi; je voulais qu’on me donne des terrines pour chats, du lait et de l’affection.  J’étais fait pour cette vie de chat.  Je ne pouvais rien y changer et d’ailleurs je n’en avais nullement l’intention. 

Le souvenir des nuits froides et solitaires des mois derniers était encore bien frais dans mon esprit : la peur qui ne me quittait jamais, la faim, l’épuisement.  Je ne pourrais plus supporter de vivre ainsi et je n’oublierai jamais cette période.  J’avais besoin d’une famille, j’avais besoin d’amour et de sécurité. C’était ce dont j’avais besoin le plus au monde et je n’en demandais pas davantage. « 

La rue lui plait. Il se dit qu’une seule maison n’est pas suffisante pour assurer sa sécurité, et il ne veut plus jamais se  retrouver seul.  Précisément, Claire l’a  pris en affection, et lui donne tout ce dont un petit chat  a besoin. Inconvénient :  elle travaille, et est absente toute la journée … et il y a ce week-end de trois jours où elle est partie dans sa famille.

Alfie a trouvé la solution : plusieurs maisons ! Il sera un  » chat de pas-de-porte « .

La deuxième maison est idéale : un célibataire qu’Alfie apprivoise, et qui lui assure son poisson quotidien, plus de l’affection, et une douce couverture sur un fauteuil.

Il ajoute deux familles avec enfants …

Evidemment, il lui faut  se rendre d’un endroit à un autre, si bien que chacun se croit le seul propriétaire d’Alfie.

Alfie devient chat gardien. De son malheur, il a appris à discerner les difficultés à vivre des humains  qu’il a choisis, et il vient à leur secours. Dans ses autres maisons, on a besoin de lui. Claire est en danger, une jeune maman aussi, par  » baby blues « ,  Jonathan  doit vivre avec une femme qui lui convienne,  pas l’odieuse Philippa, et la jeune mère de famille polonaise ne se sent pas acceptée. Mais Alfie est là !

Ce très joli  livre est plus qu’une lecture de détente. On apprend sur la psychologie des chats – et des personnes.  Et il est empli de sentiments positifs, portés par une écriture enjouée, sensible, légèrement humoristique.

( Attention : le résumé en 4ème de couverture est erroné, car c’est le chat qui choisit ses maisons, et il n’a pas à être  » chassé   » de la rue  » Edgar Road  »  ! C’est le contraire  )

Il est donc confirmé que les chats sont toujours bénéfiques  !

Rachel Wells  – Alfie le chat du bonheur – Roman traduit de l’anglais  par Jocelyne Barsse – City Editions  – 320 pages – 15,95 Euros ( chez France-Loisirs )

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( Tous droits réservés, etc – copyright )

2 réflexions sur “Rachel Wells – Alfie le chat du bonheur – Roman traduit de l’anglais – City Editions

  1. Bonjour chère France, je trouve ce texte très touchant et le livre doit être merveilleux à lire. C’est vrai, on apprend beaucoup des animaux.
    Je te souhaite une toute belle journée, chez nous, c’est très mitigé, pas de quoi faire une promenade.
    Bisous avec toute mon amitié 🙂

    • Bonsoir dear Denise -merci pour ta visite – un temps à lire en attendant la pluie par ce temps gris, et gris ! Un bon livre, distrayant, émouvant aussi – car je pense aux chats vraiment errants et pourchassés …
      Je te souhaite une bonne semaine, comme tu la souhaites, avec bises et amitiés – france 🙂

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