2 mai 1857 avant l’aube : Alfred de Musset s’envolait pour le paradis des poètes, à 46 ans seulement, d’une maladie cardiaque alors incurable

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Alfred de Musset était épuisé. Il ne se plaignait jamais, refusait de s’expliquer alors que  des commentaires méchants se faisaient entendre – et continuent ! Mais il s’exprime dans ses poèmes, son monde vrai  :

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Sainte Beuve  présent à ses obsèques  suivit le cercueil, porté par quatre amis, de l’église Saint-Roch, Paris, au cimetière du Père-Lachaise où Alfred de Musset  repose abrité sous le saule qu’il avait demandé.

Il soupira que sa jeunesse était enterrée définitivement avec l’ami Musset. Victor Hugo l’avait déclaré, autrement, à Alexandre Dumas fils :   » Votre père et moi nous avons été jeunes ensemble « …

Sainte Beuve sut rappeler qu’ils avaient lancé – ensemble – la révolution romantique, qu’ils s’étaient rencontrés dans les mêmes salons littéraires, de Victor Hugo, de Charles Nodier à l’Arsenal  où l’entrée d’Alfred de Musset avait frappé :

 » C’était le printemps même, tout un printemps de poésie qui éclatait à nos  yeux « .

Alors, oui, Fantasio, qui a  » le mois de mai sur les joues, le mois de janvier dans le coeur « …    »  assis dans cette prairie à cueillir ces bleuets  » …

Non,  » Gamiani ou deux nuits d’excès  » car Alfred de Musset n’en est pas l’auteur ! ( Les preuves existent ).

Oui, la grave maladie cardiaque, une déformation des valvules de l’aorte, d’où ses malaises de plus en plus graves provoquant ses étouffements, ses angoisses… c’était la suite d’une angine mal soignée de l’enfance ( comme une actrice célèbre de nos jours, mais elle a  pu bénéficier d’une réparation chirurgicale) .

Non, l’alcoolisme qu’on lui prête au point qu’il s’agit d’ une calomnie ; une coupe, un verre… oui…  J’ai assisté en  2009-2010 à plusieurs représentations de Fantasio  à la Comédie-Française, mise en scène de Denis Podalydès, costumes féeriques de Christian Lacroix  : Cécile Brune-Fantasio buvait à la bouteille… non ! Un verre, une coupe, oui !   » La coupe et les lèvres « … 

Et non, non et non, la syphilis  – ça, c’était Lamartine, non, les  » maladies nerveuses  » ou je ne sais quoi – et ça, c’était George Sand !

Attention :  wikipedia est faux sur bien des points à propos d’Alfred de Musset. De même attention à la rubrique  » signe de Musset « . Leur diagnostic n’est pas le bon, et leurs références insuffisantes. Le  diagnostic exact établi  par un cardiologue-expert existe.

 » Que le monde aime la calomnie  » écrit-il.

 » Rappelle-toi… Vergis mein nicht … Forget-me-Not…

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( On accède au cimetière de Fougères qui tel une coupole en haut de la colline,  côtoie les nuages, par la rue Alfred de Musset.

Ce sera mon dernier voyage sur terre, peut-être au printemps  ? – dans longtemps, très longtemps j’espère  !

Fort joli itinéraire car en cette fin avril, j’eus la surprise de voir des tapis de fleurs poussées toutes seules, des petits océans de myosotis bleus, roses, blancs  occupant tous les espaces possibles entre les pierres, ponctués  d’ ilôts de pâquerettes, pavots de Californie, giroflées, ou de pensées ondoyant sous le vent léger.

Deux gardiens comme sortis d’un roman de Victor Hugo veillent avec bienveillance sur le repos.

Pourquoi la rue Alfred de Musset  ? Lui et son frère Paul  effectuèrent un séjour pendant leur enfance chez leur oncle Désherbiers, alors sous-préfet à Fougères ).

Et voici, faisant face  au cimetière, le château – sous le  même ciel :

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( Carte-photographie de Philippe Manguin – tous droits réservés, etc – Copyright  –  son oeuvre est réellement originale. On la trouve  à l’Office du tourisme ).

Je  – ne pouvais – pas  prendre de photographies du lieu de repos.

Ce ne sont que quelques mots pour la défense d’Alfred de Musset, le  » merle blanc  » tellement aimé qui s’est envolé un matin du mois de mai, laissant à sa peinture partant sous la pluie la fausse   » merlette blanche-George Sand « .

France Fougère

5 réflexions sur “2 mai 1857 avant l’aube : Alfred de Musset s’envolait pour le paradis des poètes, à 46 ans seulement, d’une maladie cardiaque alors incurable

  1. En paix… il le faudrait – si des commentaires tout à fait faux n’étaient pas repris, même dans des biographies, alors qu’il faut aller voir aux sources, et l’écouter, lui !

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